L'arabe pour les francophones

Ghalib Al-Hakkak, agrégé d'arabe,
Auteur auto-édité — Bourgogne, France — Contact

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Livre d'Or
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Quelques remarques sur les deux premiers tomes de l'arabe en 50 semaines (semaines 1 à 14)

Le Manuel arabe en ligne se présente sous la forme de grands volumes de sept semaines chacun. J'ai eu la chance d'utiliser les deux premiers. Les semaines peuvent facilement devenir des mois, si l'on n'a que quelques heures par semaine à consacrer à l'arabe. Conçu pour les étudiants en autonomie de plus en plus nombreux, qui n'ont pas la possibilité de suivre les cours d'un professeur mais qui sont très motivés pour apprendre l'arabe, il vise à une grande complétude. Peu de méthodes de langue donnent autant d'importance au caractère vivant de la langue : le manuel multiplie les présentations synoptiques et les fiches à retenir (vocabulaire, grammaire, lexique mais aussi expressions courantes, situations concrètes, par exemple : « exprimer le doute et la certitude »), mais également les petits dialogues (systématiquement enregistrés), les exercices, et synthétise
systématiquement le « vocabulaire de la semaine » à la fin de chacune d'entre elles. Peut-être seraitil utile de préciser la forme verbale quand le verbe est dérivé (sans expliquer davantage, mais juste pour qu'on s'habitue à associer un numéro à un type de dérivation).

Une même notion est présentée de manière progressive, avec l'idée que la grammaire doit être enracinée dans une pratique vivante de la langue pour être bien utilisée. Il en est ainsi des verbes juxtaposés, présentés au début de la semaine 8 (« je me suis mis à travailler »), mais enrichis dans la semaine 9 et différenciés des constructions proches en français, mais différentes en arabe (« j'ai souhaité apprendre »). La proposition subordonnée est ainsi séparée en différentes unités plutôt que présentée comme une véritable difficulté.

Cette même méthode est utilisée pour l'apprentissage de la graphie. Alors que dans certaines méthodes, on commence par consacrer plusieurs semaines à l'apprentissage de l'alphabet, le Manuel d'arabe en ligne introduit seulement cinq lettres dans la première leçons et introduit déjà mots, phrases, expressions et même notions grammaticales ambitieuses à partir de ces quelques lettres (phrases nominales, nisba – même si l'expression n'apparaît pas, pronoms interrogatifs…). Il était assez fastidieux et peu efficace de commencer par apprendre toutes les lettres de manière abstraite comme je l'ai fait (comme la plupart des étudiants en arabe j'imagine).

La présence quasi-systématique des fichiers audio est extrêmement précieuse pour l'étudiant en autonomie : une centaine de fichiers audio sont à la disposition de l'étudiant et très clairement accessibles sur le site de l'auteur : www.al-hakkak.fr (il y a également quelques vidéos sur youtube concernant notamment l'apprentissage de la graphie arabe). Peut-être serait-il judicieux de prévoir une version du manuel avec un CD ou un fichier zip facile à télécharger (c'est très rassurant pour l'utilisateur qui peut craindre qu'une mise à jour importante ne rende difficile l'accès aux fichiers audio correspondant à sa version du manuel).

Les annexes sont très bien conçues et complètes. Il me paraît en particulier très astucieux de mettre l'alphabet au-dessus de l'index arabe-français pour que l'étudiant se familiarise peu à peu avec l'ordre de l'alphabet arabe. Cela permet de préparer l'usage du dictionnaire (qui pose des problèmes à beaucoup d'arabisants débutants). Deux lexiques complets (arabe-français et françaisarabe) à la fin des manuels permettent de revoir l'ensemble du vocabulaire. Il faut préciser que chaque semaine reprend l'ensemble du vocabulaire vu et qu'il y a là encore des fichiers audio pour tous les mots. Les nouvelles semaines n'hésitent pas à reprendre des mots déjà vus et à en redonner le sens. Il y a aussi une approche très originale du vocabulaire : parfois regroupé selon la forme du pluriel, ou selon le champ lexical (« exprimer l'attirance ou la répugnance). Dans la même perspective d'acquisition progressive du vocabulaire, peut-être serait-il intéressant de marquer systématiquement les numéros de page en utilisant la numérotation arabe et en toutes lettres en
graphie arabe. Cela conviendrait bien à la méthode de Ghalib Al-Hakkak, qui introduit les nombres tout aussi progressivement (dès la leçon 1, et encore une dizaine de leçons plus tard), au lieu de consacrer un chapitre un peu artificiel à cette « zone de résistance dans toutes les langues », comme le dit l'auteur. Dans sa méthode, les nombres sont d'abord introduits dans les opérations, puis les nombres de 1 à 10, ensuite de 20 à 99 et enfin de 11 à 19. Les dates, le pluriel etc. sont aussi vus dans d'autres leçons.

Les corrections systématiques des nombreux exercices sont pratiques et faciles à trouver. Le fait de traduire presque systématiquement (les corrections aussi) est très appréciable. Les exercices sont bien conçus et très variés : vocabulaire, nombres, rédaction etc. Ils prennent des formes différentes et très ludiques. J'aime beaucoup les exercices de rapidité (où il faut choisir entre deux options très rapidement). Tous ces exercices sont excellents, mais me paraissent plutôt écrits.

D'autre part, la plupart sont exigeants et nécessitent une véritable réflexion (au moins pour moi), et sont difficiles à faire avec spontanéité. Je suggérerais ainsi de prévoir quelques exercices complètement oraux et ne nécessitant pas une grande concentration pour renforcer les automatismes. Ces exercices pourraient prendre la forme de questions, où l'étudiant doit répondre du tac au tac et surtout répéter ce qu'il entend en le modifiant légèrement. Il ne faut pas qu'il ait le temps de réfléchir, et donc que les questions soient du type : « Habitais-tu à Paris l'été dernier ? » et les réponses attendues : « oui, j'habitais à Paris l'été dernier ». Je sais qu'il y en a déjà comme ça (par exemple t. II, p. 90), mais les transformations sont multiples et donc compliquées.

Le travail sur les chansons est également très intéressant. D'abord, c'est une unité textuelle assez courte, vivante et accessible. Certaines sont très belles et complètement addictives, donc en les écoutant régulièrement avec le vocabulaire (et la transcription en arabe littéral), on s'habitue à reconnaître les mots. Surtout, cette manière de procéder met rapidement l'étudiant en contact avec la langue vivante et fait travailler toutes les compétences linguistiques.

Le manuel met enfin un accent particulier sur la géographie et les institutions des pays arabes (les ouvrages 1001 dates pour mieux apprendre l'arabe et les glossaires rudimentaires) participent de la même sensibilité et constituent un bon complément aux manuels (même si ces derniers sont déjà très complets).

Enfin, le dernier point à signaler est la disponibilité et la générosité de l'auteur, dont la méthode évolue en permanence d'après les remarques des internautes (nouveaux exercices et nouvelles approches), et qui prodigue de nombreux conseils personnalisés à ceux qui veulent apprendre l'arabe en autonomie avec sa méthode.

M-L B (Paris, France)

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J'ai suivi les cours de Mr Al Hakkak à l'université pendant 2 ans et poursuivi en autonomie l'apprentissage de l'arabe grâce à sa méthode. J'étais une complète novice et je peux affirmer que son enseignement est aussi efficace que complet. L'organisation des leçons a véritablement été pensé pour de réel-le-s débutant-e-s francophones et les nombreux exercices et corrigés permettent une progression rapide, à condition d'assiduité ! Son enseignement est exigeant et permet, en cela, d'arriver à un niveau de langue élevé en peu de temps, malgré les difficultés inhérentes à la langue. Le fait de rapidement proposer un travail de compréhension à partir de textes d'auteurs incontournables est aussi très appréciable. Enfin, l'enregistrement sonore des leçons est un élément précieux qui est trop rarement offert aux apprenant-e-s — un effort qu'il convient de saluer.

Pour avoir par ailleurs débuté l'apprentissage d'autres langues aux systèmes et alphabets différents du français, la méthode de Mr Al Hakkak m'apparaît indéniablement comme la meilleure que l'on ne m'ait jamais proposée jusqu'à ce jour !

L. C. (région parisienne)

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Ayant commence à apprendre l'arabe (j'ai hébergé pendant un an des réfugiés irakiens chez moi et je voulais comprendre la difficulté que représentait le passage d'une langue à l'autre), je me suis mise à aimer cette langue et sa culture. J'utilise vos cours et la patience de mes amis irakiens. Je vous remercie infiniment pour tous les supports, écrits, enregistrés et mis en vidéo que vous nous proposez. — A M (Auvergne, France)

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Manuel d'arabe en ligne - Les bases de l'arabe en 50 semaines
Edition spéciale : Apprentissage en autonomie - Ghalib Al-Hakkak

Avis général d’une apprenante en autonomie, francophone
J’ai, par le passé, essayé plusieurs méthodes, dont certaines très connues et recommandées, mais toutes aussi inappropriées les unes que les autres, et plus ou moins vite abandonnées. Et puis, j’ai découvert celle-ci en-dehors des sentiers battus et ressassés. Son ouverture culturelle, la découverte progressive des subtilités de la langue au fil de l’introduction de lettres nouvelles, le travail de déduction par le jeu du radical dans certains cas lié à la présentation de la conjugaison ont d’autant su capter mon intérêt que le recours aux enregistrements sonores et aux vidéos est régulièrement et rigoureusement adapté aux situations étudiées. Ces enregistrements sont pour l’apprenant autonomes incontournables. Avant de m’attarder sur ce que m’apporte encore cette entrée dans cette belle et riche langue, je préfère d’emblée soulever le point suivant qui m’a parfois gênée et considérablement ralentie dans mes apprentissages. Mais ce n’est qu’une expérience personnelle...

Quelques difficultés
Dans les exercices avec une consigne telle que :
• « Essayez de prononcer ces mots et d'en chercher le sens auprès du professeur ou à l'extérieur du cours.  Puis exercez-vous à les écrire».
• « Termes et expressions courants - essayez de prononcer et cherchez le sens »
Remarque
En soi, et pour des étudiants en cours d’arabe encadré, ce type d’exercice de recherche est intéressant et formateur. Pour l’autonome (je termine le tome 1), peut-être est-ce un exercice un peu précoce par insuffisance d’aisance dans mon apprentissage. En pratique, et c’est mon cas, l’étudiant en autonomie est le plus souvent seul, sans assistance et doit faire face à un emploi du temps chargé : professionnel, familial… L’apprenant autonome qui n’a pas l’expérience de l’arabe, littéral/moderne ou dialectal, se trouve ici confronté à une situation pouvant entraîner lassitude et découragement principalement en raison du temps passé à essayer de chercher le sens des mots par l’intermédiaire d’Internet ou de dictionnaires traditionnels. Si les recherches demandées le conduisent effectivement à trouver quelques informations dans les pages suivant ces exercices, voire dans les lexiques en fin de chapitres ou encore dans les annexes… elles ne sont guère valorisantes ni productives eu égard au temps passé. A ce niveau de l’apprentissage, le débutant autonome a besoin de pouvoir progresser de manière plus pratique et dans le cas présent, l’absence de traduction systématique dans ces exercices de recherches personnelles peut le plonger dans un grand inconfort d’incertitude quand on sait la polysémie d’un même mot, ou ses nombreuses nuances.

A nuancer
La cartographie n’était pas non plus ce qui m’intéressait le plus car rapidement trop dense avec l’avalanche de noms à deviner. Bien sûr, j’aurais pu me reporter à une carte écrite en français mais le but n’était pas là. A force de ténacité, car il en faut, si quelques noms nécessitent malgré tout un apport (dictionnaire, corrigé, atlas...ou Internet), peu à peu on arrive à déduire le mot. Parfois en essayant de le déchiffrer à voix haute et c’est là que naît le déclic : on reconnaît le nom. « Ah, mais oui, c’est... » ! Et c’est alors que se met en place un jeu de dominos en cascade bien utile pour d’autres découvertes.

Les listes de mots en fin de chapitre sont une autre source d’effroi : il y en a tellement ! Et l’on a l’impression d’avoir déjà oublié les précédents ; c’est parfois le cas. Mais que l’on se rassure, bien des mots sont déjà connus. Alors j’en apprends une dizaine la matin, à un autre moment de la journée car ma liste m’accompagne ici et là, le soir aussi. Et on les retrouve plus tard, dans un prochain chapitre.

D’autres entrées et commentaires
La lecture des « pas-à-pas » d’abord générale répond à la quastion : que vais-je découvrir dans ce nouveau chapitre ? Il est important de s’y référer ensuite car l’auteur nous délivre chaque fois de nouvelles clefs qui, au fil des pages, nous ouvrent de nouvelles petites ou grandes portes.

Les exercices de vitesse se font mesure des progrès réalisés, les exercices systématiques insistent sur l’essentiel : une syntaxe, un usage… et c’est là que l’on acquiert la tournure d’esprit, le réflexe que d’autres mises en situation vont enrichir ou consolider.

La présentation des nombres sous forme d’opérations et de dates est particulièrement intéressante.

Les corrigés sont mon professeur particulier. Efficacement. Il m’arrive souvent de faire un exercice en m’y référant phrase par phrase : action, évaluation. Pourquoi ? N’ayant pas d’aide extérieure, je ne veux pas «entrer » dans trop d’erreurs. La correction immédiate me permet d’éviter les mauvaises répétitions. Un peu plus tard, le lendemain par exemple, je refais l’exercice cette fois sans l’oeil de mon professeur-le-corrigé que je ne consulte qu’à la fin. Si nécessaire, je recommence. Le jour même. Plus tard.

Les dictées me sont un outil précieux pour vérifier l’orthographe bien sûr, mais peut-être plus encore pour vérifier mon apprentissage sonore du mot. Une sorte de jeu.

Dès le début, l’auteur nous encourage à lire sans le secours des voyelles. Pas de panique. La manière dont il assure la progression de son outil (manuel, enregistrements…) nous y conduit sans heurt.

Sans doute y aurait-il encore à dire mais ces lignes ne sont qu’un reflet d’un apprentissage en autonomie et d’autres font autrement, moins bien, mieux. L’important est de trouver son rythme, pas forcément en 50 semaines mais de façon qui correspond à chacun… et en chansons par exemple. Même si on connaît quelques grands interprètres et musiciens, l’approche est ici différente et enrichissante. Un plus. Tout comme les annexes que j’ai redécouvertes il y a peu et qui sont une mine dans laquelle puiser sans modération à condition de cibler ce que l’on recherche au risque de s’y perdre.

Au terme du tome 1, je commence à créer mon propre lexique en comparant l’arabe appris ici et le dialecte marocain. Des mots sont identiques, d’autres voisins, quelques-uns totalement différents. L’orthographe est souvent simplifiée mais je n’en suis qu’au début.

J C (Bretagne, France)

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Un site très riche d'information sur la culture et l'apprentissage de la langue arabe. Des cours bien construits qui donnent envie d'acquérir les bases de l'arabe avec plaisir. De plus avec les fichiers MP3 qui viennent renforcer la prononciation des mots. Tout cela dans un seul site.
En espérant que la pérennité de ce site sera sur du long terme tout en continuant à être enrichi. Bravo à l'auteur. — N M (Rhône)

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Après de très longues recherches sur Internet en vue de me remttre à apprendre l'arabe, j'ai découvert ce site et je le trouve de loin le plus crédible. Cela fait deux ans que je travaille seul, à mon rythme, avec le manuel et viens souvent écouter les supports sonores et voir d'autres rubriques, comme la page dédiée à la presse arabe. Un seul regret : il n'est pas proposé de télécharger en bloc les fichiers sonores. — M-H N (Var, France)